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Un peu d'histoire

 

                          


La Bastide : un peu d’histoire

La construction du pont de Bordeaux s’accompagna de la création d’un axe majeur : l’avenue Thiers, au nord de l’ancienne route de Paris (la rue de la Benauge). La place Stalingrad devint une nouvelle porte d’entrée dans Bordeaux, d’autant plus accentuée qu’elle fut encadrée de deux gares, la gare d’Orléans – reconvertie en cinéma –  et celle de l’Etat, détruite aujourd’hui, à l’emplacement de la caserne des pompiers de la Benauge.


La place Stalingrad se bâtit lentement après l’ouverture du pont. Prévue ronde, elle fut tracée rectangulaire, d’abord en largeur sur le fleuve, puis en profondeur et dans l’axe du pont et de l’avenue à laquelle elle offre un débouché monumental (114 m de large sur 73.8 m de long).
L’ouverture à la circulation du pont, en 1822, fut à l’origine de la volonté de la Ville d’annexer une partie de la commune de Cenon-La Bastide afin de contrôler les perceptions de l’octroi et d’étendre le regard de la police municipale sur cette commune jusqu’alors rurale. L’implantation de la gare d’Orléans fut aussi l’occasion d’envisager cette question à nouveau. Mais ce n’est qu’en 1865 que La Bastide fut rattachée à Bordeaux et que son industrialisation et son urbanisation prirent leur essor.


Le rachat du péage du pont par la municipalité à l’Etat, en 1861, marqua le début du déclin de l’activité des bateliers qui convoyaient de nombreux voyageurs de la rive gauche à la gare, ce même après l’établissement de la passerelle de chemin de fer et de la construction de la nouvelle gare Saint-Jean. Le développement d’un service régulier de petits bateaux à vapeur sonna le glas de cette activité. En 1875, 22 petits steamers transportaient plus de 3 millions de voyageurs ; les compagnies furent réunies en 1901 en une seule : Bordeaux Océan.
Malgré l’urbanisation prévue par Deschamps et Billaudel, ce n’est véritablement qu’avec l’arrivée du chemin de fer suivie de l’installation de structures industrielles que La Bastide prit son essor. La gare de l’Etat compléta le dispositif ferroviaire en pendant de la gare d’Orléans.

Niel, d’hier à aujourd’hui

L’association
Histoire[s] de la Bastide a publié en 2009, trois fascicules
historiques sur trois sites patrimoniaux de Bordeaux-Bastide : la
caserne Niel et les Magasins généraux, la maison cantonale, la gare
d’Orléans.
Brigitte Lacombe et Alain Cassagnau, respectivement Présidente et secrétaire de l’association ont accepté de répondre à quelques questions pour le Portrait de quartier Bordeaux Bastide. Pour accéder à un extrait de cet entretien, cliquez ici.

Le patrimoine demain

Une
des particularités de l’approche patrimoniale pour Niel a été de dire
que, plus que le bâti, la priorité était de conserver les grands tracés,
les grandes implantations. Ce sont les ateliers de concertation avec
les habitants et le workshop Niel organisé en 2008 qui ont permis
d’arriver à ce choix. Il reflète à la fois une vision pragmatique et
vivante du patrimoine.