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Retour sur les origines du projet

Les études anthropologiques
La Ville a souhaité faire travailler des anthropologues préalablement au lancement du projet [Re]Centres. Menée par le Laboratoire Architecture Anthropologie, cette démarche a permis d’entendre la parole des habitants du centre, de reconnaître leur sensibilité, leurs lectures de la ville, la diversité de leurs parcours. La méthode ? Les anthropologues ont quadrillé le périmètre du territoire étudié et choisi trente-quatre personnes.
A ces 34 personnes – de 19 à 78 ans – une question unique a été posée : qu’hérite‐t‐on d’une ville ?
A partir des 34 premiers entretiens, les anthropologues ont dressé une liste de vingt‐neuf « traits hérités ». De ces vingt‐neuf « traits hérités » les anthropologues ont conservé six traits essentiels, que les « 34 » ont transformé en « cartes habitantes ». Ces cartes ont été confrontées aux cartes plus traditionnelles pour noter les « écarts » entre la rationalité apportée par les chiffres et les statistiques et les représentations que se font les habitants de la ville. Accéder à la synthèse de ces travaux.

L'élaboration du plan guide
L’ensemble des études anthropologiques a nourri la réflexion de l’équipe d’architectes urbanistes en charge du projet urbain (pilotée par l'agence Nicolas Michelin et Associés). Ils ont choisi de construire le projet progressivement, selon la méthode du « bottom up » (ou « du bas vers le haut ») qui part des spécificités de chaque lieu pour aller aux fondamentaux du projet global. Ce travail a permis d’élaborer le plan guide Bordeaux Recentres.


Nicolas Michelin - La méthode par villedebordeaux

Nous sommes partis à la recherche de ce que nous avons appelé des pépites: ce sont des objets à haute valeur urbaine. Cette recherche nous a permis d’évaluer tout le potentiel de ces lieux parfois oubliés ou insuffisamment valorisés. Cela peut aller d’un simple potentiel de mise en valeur esthétique du paysage urbain à une capacité à accueillir un équipement public, un jardin de poche ou encore la possibilité d’avoir des cheminements originaux permettant de nouveaux usages. L’assemblage de ces pépites nous a donné une nouvelle cartographie de la ville sur laquelle est apparu une dizaine de secteurs de projets différenciés. Chaque pépite transformée peut créer un petit évènement « luminescent ». Rassemblées au sein d’un même secteur de projet, elles peuvent fonctionner en synergie. Cette alchimie permet d’avoir un projet urbain sur mesure, s’appuyant sur le déjà-là et respectueux des usages préexistant mais favorisant également de nouvelles manières d’ « habiter » la ville. Nicolas Michelin, architecte urbaniste de l’agence ANMA